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  • Grande Traversée du Vaucluse (tome1)

    Quel week-end!!!!!! nous en avons pris plein les mirettes, traversé des forêts, des coteaux dans une région magnifique; 3 jours de bonheur à pratiquer le VTT comme on l'aime sur des parcours parfaitement balisés;
    nous étions 8 Albert, Michel, Alain, Stéphane, Antoine, Didier, Jean-Michel, Jean-Marie; Résumé :
    vendredi 16h30, nous partons sous un beau soleil vers Malaucène d'où nous partirons pour effectuer 3 étapes de la GTV (Grande Traversée du Vaucluse); arrivés à Malaucène nous nous arrêtons 5 minutes pour dire bonjour à des amis de Jean-Michel; à peine arrivés nous sommes invités à nous installer sur la terrasse pour déguster une bonne bière et les mignardises qui vont avec; bref 40 minutes plus tard nous quittons ces amis chaleureux pour rejoindre notre gîte; notre périple s'annonce sous les meilleurs auspices; au gîte des couples vont se former Antoine/Stéphane, Didier/Alain, Michel/Jean-Michel, Albert/Jean-Marie; avant d'aller nous coucher nous tirons au sort qui pilotera la voiture et sur quel tronçon; un seul chanceux pourra faire les 6 tronçons sur le VTT ce sera Jean-Marie.
    Samedi 8h30 : 1ere Etape Malaucène - Bédoin; Alain pilote la voiture et se charge d'acheter le ravito du midi, les 7 autres attaquent la GTV; d'entrée nous sommes plongés dans ce qui sera notre décor pendant ces 3 jours;

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    massif calcaire, chemins rocailleux, végétation méditerranéenne, odeurs provençales de pin et de thym mélangés et des panoramas époustouflants; dès les premiers kilomètres, les pentes sont sévères, il y a du portage les descentes sont souvent techniques et à chaque virage les panoramas sont grandioses avec des vues tantôt sur le Ventoux, tantôt sur les Monts du Vaucluse; après avoir longé une curiosité géologique "les dentelles de Montmirail" nous faisons une petite halte à Lafare, joli village de 100habitants perché sur un promontoire puis nous prolongeons sur La Roque d'Alric;

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    pour décrire ce village, il ressemble à une crèche mais grandeur nature; il ne manque rien sauf le bœuf, l'âne et les santons; casse-croûte à l'ombre des pins maritimes, Alain nous a gâtés nous repartons repus et cette fois Didier est au volant; depuis le départ le balisage est parfait, clair, visible et lisible; on voit qu'il a été fait par des VTTistes; nous traversons Le Barroux village tout aussi pittoresque que les précédents et prolongeons notre immersion dans des paysages provençaux,

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    sur des chemins techniques et rocailleux, franchissons des coteaux sur des singles de rêve et descendons pour refranchir un nouveau coteau; le soleil tape fort, à mi-parcours nous sommes déshydratés; halte à Caromb pour remplir les gourdes et nouvelle ascension sous un soleil de plomb; arrivés en haut grosse fatigue générale les premières chaleurs et la succession de côtes nous ont déshydratés; nous récupérons dans un des rares endroits ou la route coupe notre itinéraire quand pour notre plus grand bonheur nous apercevons Didier au volant de la voiture; à peine arrêté, nous engloutissons les 3 dernières bouteilles d'eau qui étaient dans le coffre; nous repartons revigorés pour cette fois traverser des terres d'ocres qui vont de l'orange au "lie de vin"

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    et roulons subitement sur du sable; premiers contreforts du Ventoux, nous contournons Bédoin et plongeons sur notre Hôtel "La Garance" chambres très confortables, les couples restent les mêmes; après la dégustation d'une bonne bière ,

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    nous attendons autour de la piscine l'heure de déguster l'apéritif offert par la patronne; diner au resto à côté de l'hôtel ou le patron nous expliquera qu'il ne comprend pas que le parcours de demain nous fasse passer par la piste parce que par la piste ça roule sur la caillasse, ç'est droit, ça tourne, il y a de très beaux panoramas tandis que par les singles ça tourne, il y a de la caillasse et des beaux panoramas (cherchez la différence).
    2eme étape Bédoin - Sault
    petites réparations avant de partir, la caillasse à provoqué quelques dégâts (pneus, dérailleur) mais les techniciens de l'équipe remédient à tout ça; Jean-Michel se charge de piloter la voiture et d'acheter le ravito, nous partons pour le 1er tronçon à l'assaut de Chalet-Reynard; comme nous nous y attendions, ça monte en esses, sur un chemin tantôt roulant tantôt caillouteux, mais sans grande difficulté hors mis les 1200m de D+ sur 17km ; le point de vue est magnifique et permanent et Bédoin nous apparaît de plus de plus petit;

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    nous arrivons à Chalet-Reynard pour un casse-croûte bien mérité; Jean-Michel nous a également gâtés, après notre effort nous apprécions cette pause malheureusement perturbée par le bruit intempestif de moteurs de Porsches, Ferraris, Audi R8 et de motos tout aussi puissantes conduites par de riches et dangereux imbéciles qui pavanent au volant de leurs bolides au mépris de centaines de cyclistes venus s'essayer sur les pentes du Mont-Ventoux;
    l'après-midi, Michel à notre grand regret doit nous quitter Stéphane prend le volant sans avoir avant cela grimpé à VTT jusqu'au sommet du Ventoux puis raccompagné Michel à Malaucène; quant à nous nous reprenons notre périple sur le versant nord; après une bonne descente ce sera une longue ascension puis de grandes descentes en esses sur des singles en balcon, techniques et ludiques dans un paysage boisé, toujours aussi rocailleux, sauvage et grandiose ou Jean-Michel apercevra un chamois, pour finir par une extraordinaire longue descente sur un single en direction d'Aurel; un grand moment de notre week-end; arrivés à Aurel à 6km de l'arrivée Didier casse sa roue libre; heureusement nous sommes presque arrivés et Stéphane pourra venir le récupérer; nous rentrons sur Sault sur un magnifique plateau boisé et plongeons sur notre "Hôtel d'Albion"; sympathique établissement confortable, et accueillant ; Michel n'étant plus là, les couples se disloquent, Albert se retrouve avec Jean-Michel et Jean-Marie célibataire; avant la pluie, petite visite de ce joli village provençal, puis apéro et dîner savoureux et copieux ; après une bonne nuit nous terminerons notre périple. Didier privé de son VTT testera le Cannondale d'Antoine et le Canyon d'Albert.
    3eme étape Sault - Saint-Saturnin-les-Apt; il fait 9°, le vent est glacial nous avons 3 ou 4 couches de vêtements sauf Albert en polo manche courte; Antoine pilote la voiture et assure l'intendance pour le repas de midi;
    après quelques kilomètres dans la vallée, nous abordons la vallée de la Nesque par un couloir étroit entre les falaises calcaires; des singles techniques et abrupts nous amènent sur le haut des Monts Vaucluse d'où nous avons une vue magnifique sur les gorges; des descentes techniques et remontées rocailleuses franchies très souvent en portage nous amènent à St-Hubert sur un plateau où nous attendent des singles roulants au milieu de bois de chênes, "la caillasse" se fait plus rare mais nous sommes plus exposés au vent et cherchons un endroit abrité pour casse-croûter; en bon gestionnaire Antoine a acheté juste ce dont on avait besoin pour nous sustenter; la pluie menace, le vent est glacial, nous empilons les couches et sortons les K-way;

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    Albert sera au volant; à peine partis il faut déjà se déshabiller le ciel s'est dégagé; avec le vent dans le dos nous traversons des champs de lavande à perte de vue; premier arrêt pour visiter une "borie" (hutte de pierre sèches), puis nous abordons une première longue descente sur une piste monotrace; second arrêt pour découvrir un "aiguier" (réservoir d'eau en pierre) et poursuite de la descente; un vrai bonheur, quelques passages techniques mais on se fait vraiment plaisir; après une longue remontée nous abordons une seconde longue descente, raide, technique et nous savourons les derniers moments de plaisir que nous procure le VTT. nous plongeons sur St-Saturnin les Apt terme de notre aventure;

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    Olivier nous rapatriera sur Malaucène, dans la voiture nous nous rappelons les super moments que nous venons de vivre et faisons déjà des projets pour 2017; nous venons de vivre une belle aventure, un grand moment de VTT et d'amitié autour de notre passion; je ne souhaite qu'une seule chose que cela dure encore longtemps.(fin du tome1)

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  • Rallye des Vergers 2016 - coupures de presse

    Le progrès du Samedi 9 Avril 2016

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    Le progrès du Mercredi 13 Avril 2016

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  • Samedi 5 mars

    Bonjour à tous,
    Samedi après midi, nous étions Bernard et moi avec Jean Marc de Millery et Nicolas de Vourles
    Un grand tour en Isère et retour sous une très copieuse averse

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  • ET LA PREMIERE DE L'ANNEE !?

    Je vous souhaite à tous, les routes, les VTTs, les Bi et les pas Bi, ainsi qu'à vos épouses, une bonnes et heureuse année 2016 qu'elle vous apporte la sérénité et la réussite dans vos projets personnes ou professionnels...
    Le Charly Cyclo Team peut être fière de ses membres, que l'esprit du club perdure.
    J'essaie toujours, dans la mesure du possible... de faire une petite sortie le premier jour de l'année, alors je serai à 13h30 sur la place.
    A très bientôt,
    Philippe

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  • Reco Sainté-Lyon 7/11/2015 (François)

    Nous étions 8 VTTistes  dont 6 du CTT (Albert, Antoine, Didier, Gérard, Jean-Marie, François ) 

    Après un voyage en TER jusqu'à la gare de St Etienne, nous avons rejoint le parc des expositions, point de départ de la STE LYON.

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    A partir de là nous avons suivi le tracé GPS, nous permettant de sortir de la zone urbaine par le village du SORBIER.

    Ensuite, nous empruntons des chemins ruraux qui nous conduisent au col de la Gachet et au village de St Christo; le beau temps étant de la partie nous apprécions la vue sur les environs de St Etienne et l'ensemble du massif du Pilat.

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    Passé le Village de St Christo, la pente est moins rude car maintenant nous sommes sur le plateau  et nous profitons des chemins en sous bois souvent tapissés de feuilles rendant parfois la progression hasardeuse et des chemins plus dégagés entre les pâturages et champs labourés. Après une belle descente nous arrivons au village de Ste Catherine où le groupe va se séparer, le rythme (régulier) imposé par les guerriers du CCT ne peut être suivi par tous.

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    Personnellement je reste avec Christophe et Jean-Bruno peu entraînés pour une telle distance .

    Nous traversons Ste Catherine et déjà empruntons un chemin orienté Nord Est qui monte en direction du Signal (point culminant 934 m).

    Auparavant, nous avons fait une halte de ravitaillement (qui s'imposait).

    La montée au Signal se fait par le coté Nord et nous empruntons un sous-bois où là aussi le chemin est pratiquement invisible car il est recouvert d'un tapis épais de feuilles, mais l'arrivée est magnifique, elle nous offre un panorama complet sur la région:

    • au fond les Alpes dominées par le Mt Blanc, la plaine et le massif  de l'Ain,
    • au Nord-Est les monts du Jura,
    • plus au Sud le département de l’Isère, plaine des terres froides et montagnes,
    • et au dessous de nous la région Lyonnaise qui s’étend des monts du Beaujolais, le mont Verdun, l’agglomération Lyonnaise et l'ensemble des villages de l'Ouest Lyonnais que nous traversons dans nos randonnées et Rallye.

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    Je n'oublierai pas le Rhône que l'on aperçoit vers Vienne. Vous comprendrez pourquoi les géographes des troupes napoléoniennes avaient choisi ce belvédère pour rédiger leurs cartes (d'où l'origine du nom "Signal").

    Bon fini, maintenant il faut penser à repartir.

    A partir de là, c'est du régal pour le VTT. Debout sur les pédales, bien en arrière sur la selle avec une main ferme pour tenir le guidon, nous dévalons les chemins pentus et pierreux toujours pleins de feuilles qui obligent plus de prudence. Nous suivons le tracé de la Ste Lyon jusqu'au bas du bois Bouchat où nous prenons la direction de la Chapelle St Vincent, puis St Laurent d'Agny, Orlienas et enfin les Sept-chemins; et pour finir, le chemin des cailloux, Vourles, et la montée du Pylône pour rejoindre le Lycée Agricole.

    En résumé: 63 km ,1700 m D+ environ. 

    Merci de votre participation et convivialité.

    Christophe, Jean-Bruno, François.

    LA VIDEO:

      

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  • MB RACE 2015 (par Jean-Marc)

    Nous y voilà !.... Il est 5h55 ce 4 juillet 2015, nous sommes dans le sas de départ de la MB RACE, et le speaker nous annonce le départ dans cinq minutes. Avec mes amis du CHARLY CYCLO TEAM, José, Antoine, Didier, Jean-Marie et Alain. Nous avons préparez ce « défi » depuis le printemps, accompagnés par d’autres membres assidus du club. Alain et moi sommes engagés sur le 100kms et le reste de notre équipe sur le 70kms. A l’approche du départ, massés au milieu des 1000 concurrents, la pression monte d’un cran, nous sommes économes de paroles.

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    J’ai une petite inquiétude, car même si je me sens bien depuis quelques semaines, la canicule qui étouffe la France est bien présente sur COMBLOUX. Il fait déjà très chaud à 6h et je n’ai pas beaucoup d’expérience sur des parcours tels que celui qui nous est proposé, encore moins avec des températures pareilles. 
    Un coup de corne de brume et le départ est donné. J’ai décidé de supprimer les affichages de fréquence cardiaque, altitude et autre dénivelé de mon GPS, pour n’en garder que 2 :La distance et l’heure. J’ai ajouté une alarme sonore toutes les heures. Mon objectif est de parcourir chaque heure 10 kms, ravitaillements compris. Même fatigué, je devrais être capable de faire ce calcul de tête ! 

    Les premiers hectomètres s’effectuent sur le goudron en montée ce qui permet à l’organisme de se mettre en route (pour la température il n’y a rien à faire, tous est bien chaud) Je me cale sur mon rythme habituel et les sensations sont bonnes. Je me retourne pour chercher Alain, que je ne trouve pas dans la foule des concurrents. Je double un assez grand nombre de participants, et lorsque nous quittons la route pour le chemin nous menant à CORDON, je roule dans un groupe beaucoup moins dense. La première sonnerie de mon alarme après une heure me permet de constater que le début de course est bon puisque j’ai parcourue 13.7kms. Je ne m’arrête pas au premier ravitaillement de CORDON même si le liquide de ma poche à eau commence à être bien tiède ! Direction le col du Jaillet.

    Les premières petites montées très raides me permettent de constater que mon développement (24/36) est un peu long et même si je passe, un passage en souplesse aurait été préférable. Puis viens un long passage de chemin forestier où il est possible d’emmener du braquet et où je continue de doubler doucement. La fin est un single en prairie avec des petits portages. J’ai rattrapé une féminine avec qui je roule, sponsorisée par BMC ; plus tard à la maison, en regardant les photos des podiums, je la reconnaitrai sur la plus haute marche du 70kms. La descente du JAILLET ne présente pas de grosse difficulté et je me sens bien sur le vélo qui fonctionne parfaitement, je passe les quelques grosses marches que certains font à pieds, la chaleur est supportable et je suis au-dessus de ma moyenne, tout va bien. 
    Au ravitaillement de LA GIETTAZ, je prends mon temps, mange, et refait le plein de ma poche et du bidon qui me permet de m’arroser.
    S’en suit une petite portion le long d’une rivière en faux plat descendant et à l’ombre. Je traverse une route et attaque une montée en sous-bois avec des portions bien raides suivie d’une descente rapide qui m’amène au pied de la montée de la tête de la TORAZ. Cette montée est très longue et presque toujours au soleil ; la chaleur est étouffante et je m’arrose beaucoup. Le sol très sec est comparable à de la farine grise. J’occupe mon esprit avec mes calculs, mon heure d’arrivée approximative, des questions sur la position des collègues, est-ce qu’Antoine, qui craint la chaleur ne souffre pas trop … A mi- pente, dans un virage sur la gauche, se trouve une source où déjà plusieurs concurrents sont arrêtés ; J’en fais de même, m’arrose le visage, décide de poser mon casque et de me passer la tête, puis mon casque, sous l’eau fraiche. Je remplis ma gourde pour m’arroser et c’est repartit sous un soleil de plomb. Passage du panneau annonçant le kilomètre 50, si les jambes font mal dans cette très longue montée et si la température est accablante, je suis toujours en avance sur l’objectif. 

    Au ravitaillement du GATEAU, je tente de manger des TUCS (c’est pour le sel … !), mais malgré beaucoup d’eau bue, je n’arrive pas à avaler. J’ai un petit passage à vide dans les portages bien raides, et commence à me demander si je vais partir sur le 100. Les portions à pieds en poussant le vélo font très mal aux mollets et je décide de le porter plutôt que de le pousser, ce qui est plus confortable. La boisson de ma poche est totalement chaude et simplement immonde. Entre la tête de la TORRAZ et le JAILLET, premiers petits problèmes techniques : la chaine très sèche bloque lors du passage du grand plateau et se coince sur la base arrière. Je règle le problème et repars, mais un peu plus loin, nouveau blocage. Et là je ne sais pas si c’est l’altitude ou la fatigue, mais je ne m’arrête pas pour lubrifier ma chaine alors que j’ai le nécessaire dans le sac. De plus je n’ai plus rien dans ma poche à eau ce qui m’étonne ; je bois donc et m’arrose avec ma gourde. Nouveau déraillement juste avant le ravito du Jaillet où heureusement l’arrivée est en descente. Après avoir bu, refait le plein de mon sac (où bizarrement il restait de la boisson…) mangé est m’être copieusement arrosé je pense à graisser ma chaine avec l’aide d’un bénévole qui m’annonce qu’il me reste 10kms de descente. Un rapide calcul me laisse espérer une arrivée à COMBLOUX vers 12h30, mais je ne sais pas si je vais avoir le courage de continuer par cette chaleur, 30kms de plus !

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    Heureusement la descente est magique ça doit être un parcours d’enduro avec virages relevés, sauts et tout ce qu’il faut pour s’amuser. Je rattrape deux concurrents que je double dans un passage abrupt où ils hésitent. A 12h30 je passe la barrière horaire et retrouve Laurence, Géraldine la femme d’Alain, leur petite Lou, et Alexandre le fils de Didier. Ils m’expliquent qu’ils nous suivent sur le système de chronométrage LIVE TRAIL : j’étais attendu pour 12h40, Alain est attendu pour 14h. Quant à José, Antoine, Didier et Jean-Marie, leurs passages leurs sont aussi signalés aux autres points de chronométrage. Je mange, je bois, avec l’aide d’une bénévole, je règle le problème de ma poche à eau qui en fait était collée et m’empêchait d’aspirer dedans. Je fais graisser ma chaine au point technique. Je me fais totalement doucher par un bénévole, prends mon temps pour respirer et décide d’y retourner pour 30kms. Même si je sais que ça va très certainement être dur avec la chaleur, j’ai toute l’après-midi pour finir et plus de barrière horaire. 

    Me voilà donc reparti après 23mn d’arrêt ! Avec une pensée pour Alain et les autres.Les 10 premiers kilomètres me paraissent interminables, j’ai l’impression que je n’avance pas. Pourtant la moyenne horaire est tenue. Le coup de grâce est, après un long faux plat montant, l’arrivée au BETEX avec une vue imprenable sur le sentier qui serpente à flanc de montagne jusqu’au MONT JOUX en plein soleil. Je bois encore, m’arrose encore (ou plutôt me douche !) je ne mange rien car ça ne passe plus. J’ai la mauvaise idée de demander à un bénévole la distance et le dénivelé à parcourir « environ 6kms et on passe de 1400m à 1950m d’altitude » Cette montée sera dure… Si les jambes vont plutôt bien, la chaleur est terrible, il est environ 14h. Je fais la montée tranquillement, comme celle du MONT D’ARBOIS où je fais un passage à pied. Le panneau du kilomètre 90 est franchi. En haut du MONT D’ARBOIS le moral est au beau fixe, encore des bénévoles avec quelques bouteilles d’eau pour nous accueillir. J’en ai fini avec les montées, il me reste cette descente que je décide de faire en faisant attention à la chute. Je respire beaucoup et à fond pour m’oxygéner au maximum. La descente est technique avec des racines dans tous les sens, heureusement elles sont sèches. Mouillées ça doit être vraiment sportif. Je passe où d’autres sont à pied, je double des concurrents, à l’aise avec mon vélo, heureux. Les racines laissent place à la prairie et je me dis que l’arrivée est proche. Puis vient le goudron pour l’arrivée sur Megève, les bénévoles me guident et me donnent des conseils que je n’entends pas.

    Dernier virage et la ligne est franchie, après 9h54, interview du speaker, qui me demande si le 100 était mon objectif et quel a été la partie la plus difficile. Oui le 100 était l’objectif, et la montée du MONT JOUX a bien été la partie la plus dure avec cette chaleur. Il m’invite à me restaurer et j’y vais. Je téléphone à Laurence qui ne me répond pas ainsi qu’à José et Jean-Marie avec qui je n’ai pas plus de chance. Un bénévole me dit que deux ostéopathes sont à notre disposition, et j’en profite. Il me remettra une vertèbre en place. Entre temps j’ai eu Laurence qui était à la piscine avec Géraldine, Lou et Alexandre. Elle m’apprend qu’Alain est passé à 13h30 et qu’il est sur le parcours ; les autres collègues sont arrivés, fatigués mais sans problème. Je lui dis que je retourne à l’hôtel, ce que je fais en mode décrassage, en fait je suis bien, pas très fatigué, mon esprit vagabonde et je fais le calcul de mon arrivée potentielle sur le 140kms au même rythme que les trente derniers ça fait… 20h. Bon il faut que j’arrête les calculs. On verra ça l’année prochaine…. 

    A mon arrivée à l’hôtel les collègues du 70 sont attablés devant une bière que je partage avec eux. Alain arrivera un peu plus tard en ayant également bouclé le 100. Nous formons une belle équipe ! Reste à convaincre quelques autres «guerriers » à participer à l’aventure ! Ce récit y participera je l’espère.

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    Je remercie au passage et au nom de tous les participants nos épouses, compagnes, pour leur patience lors de cette préparation.

    Ouverture du défi 2016. 
    JM 

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  • Grande Traversée de l'Ardèche à VTT 12-13-14 juin 2015

    Nous sommes 8 VTTistes Alain, Gérard, François, Stéphane, Pascal, Didier, Michel, Jean-Marie impatients d'accomplir notre périple en Ardèche; seul point noir toute les météos nous annoncent un week-end pourri. Didier a trouvé une remorque pour 35€ le week-end, il manque des vis, les rails ne sont pas fixés, mais les bricoleurs de l'équipe se débrouillent, les 5 VTT sont arrimés et c'est parti pour Saint-Agrève.

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    Au Camping Riou la Selle nous avons droit à 2 chalets pour 8, tout comme la patronne ils sont rustiques, pas récents, mais chaleureux; de toute évidence ce n'est pas Magali, ex-aventure de jeunesse de notre ami Didier; il fait doux et beau nous commençons à apprécier ce long week-end entre potes devant une bonne bière puis un bon plat de pâtes.

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    Vendredi matin, ciel gris, mais il ne pleut pas; c'est parti pour les 35 premiers kilomètres à admirer les paysages de la haute Ardèche et rejoindre Borée où bous casserons la croûte; pendant ce temps Stéphane et Jean-Marie véhiculent remorque et bagages et en attendant les collègues tournent à VTT aux alentours de Borée; le ciel est de plus en plus gris et noir à l'horizon; discussion avec la postière, la gardienne de l'école, le gendarme et les autochtones ils sont unanimes (avé l'assent) "Bou ici c'est la montagne, les orages sont terribles, on serait vous on rangerait tout" et la pluie se met à tomber; à l'abri dans la voiture nous pensons à nos pauvres copains sur leurs VTT et projetons de tout arrêter et annuler le séjour; les potes arrivent ils sont secs, n'ont pas subi la pluie qui s'est arrêtée et laisse place à une belle éclaircie; rapide casse-croûte, on oublie l'annulation et partons pour 30kms qui nous amèneront de Borée à Sagnes-Goudoulet en passant par le Mont-Gerbier-de-Jonc; cette fois Pascal et Gérard sont au volant; les panoramas sont superbes, nous sommes seuls, heureux au milieu de cette nature sauvage et apprécions la beauté et l'étendue des paysages; le ciel se couvre, il se met à pleuvoir, et la pluie redouble juste quand nous arrivons au gîte de Suchasson; c'est une ancienne ferme toute restaurée, aussi belle à l'intérieur qu'à l'extérieur quant à l'accueil de Claire et Pierre il est aussi chaleureux que le demeure est belle; après un apéro dans le salon devant la cheminée, nous avons droit à un copieux repas fait de produits locaux; soupe de Bouine, rôti de génisse de Pierre, fromages ardéchois.

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    Samedi matin, surprise, le ciel est uniformément bleu; c'est reparti pour 35kms sur la ligne de crêtes des montagnes ardéchoises; nous naviguons entre 1200 et 1300m Alain et Didier conducteurs du matin viendront à notre rencontre après avoir stationné les voitures à La Chavade où nous casserons la croûte; le parcours est magnifique, les panoramas grandioses, nous sommes seuls et nous arrêtons de temps à autre pour mieux apprécier les points de vue et savourer la chance que nous avons de pouvoir vivre ces moments là; le terrain est roulant, puis devient plus technique; Stéphane fait un premier plongeon au bas d'une descente pierreuse, quelques instants plus tard c'est Pascal qui plongera puis Jean-Marie plongera à son tour dans l'après-midi; après un rapide casse-croûte, changement de conducteurs et nous continuons pendant 25kms à longer la ligne de crêtes pour rejoindre Loubaresse; le paysage est déjà plus sec, plus aride, plus rocailleux mais toujours aussi sauvage; nous progressons tantôt dans des maquis de genêts en fleur, tantôt au milieu de forêts; halte technique à la station de la Croix de Bauzon où Stéphane se refait une petite santé et nous plongeons sur Loubaresse; nous sommes accueillis par un troupeau de moutons qui monte à l'estive; notre gîte se situe sur un tertre, nous dégustons une bière sur la terrasse avec une vue panoramique sur les montagnes ardéchoises; l'infirmière qui a soigné les plaies de Pascal nous invite avec son accent méridional à nous rendre à 18h voir un film concernant "les difficultés d'orientation des jeunes habitant le plateau ardéchois"; petite salle sympa, il y a 25 habitants soit 1/3 du village, des randonneurs, et le Charly Cyclo Team; après la projection, nous sommes invités à débattre sur le sujet, il y a 2 heures que nous sommes arrivés et sommes déjà intégrés à la vie du village; après le débat, toute cette assemblée va prendre l'apéro au "bistrot de pays" trop petit pour recevoir tout ce monde; nous dégustons donc notre bière à la châtaigne en face du bistrot sur la place de ce hameau de pierres nous occupons tout l'espace jusqu'au milieu de la rue nous ne risquons rien il ne passe personne; il fait doux, nous savourons l'authenticité de ce hameau et de ces habitants; c'est le bonheur; après un copieux repas, la patronne Nadine, nous fait découvrir l'étendue de son talent et nous interprète quelques chansons tendres et humoristiques de sa composition.

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    Dimanche matin, il pleut, longue hésitation, mais nous ne prendrons pas le risque de rouler; le temps est trop incertain ça pourrait être dangereux; nous rentrons non sans avoir fait le plein de charcuteries et de fromages du pays; nous avons du mal à nous quitter et voulons prendre un dernier repas ensembles pour continuer à partager et savourer les moments délicieux que nous venons de vivre.


    NB: les 35€ de la remorque ont quelque peu évolué; Didier rend la remorque pourrie à son propriétaire qui veut garder les 400€ de la caution car elle était paraît-il neuve; discussion ça passe à 200€; menaces de porter plainte, ça tombe finalement à 50€ pour cadenas égaré; nous nous partagerons ce supplément et oublierons très vite cette anecdote ; c'est qu'il à failli nous gâcher notre week-end cet escroc, marchand de tapis, loueur de remorque!!!!!

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